L’eau turquoise frappe avant même de poser le pied sur le sable. Puis vient l’odeur du maquis chauffé par le soleil, et ce silence de crique que seul un bateau vient briser. Le soir, on s’attarde sur un bastion, un verre à la main, face à une mer qui vire à l’orange. Voilà ce qu’on aime dans un voyage en Sardaigne : cette île change de visage toutes les deux heures de route. Vieilles villes piétonnes, criques accessibles à pied ou en bateau, routes côtières à parcourir en voiture, tables de bord de mer pour finir la journée. En quelques kilomètres, on passe du glamour de la Costa Smeralda à une crique sauvage du golfe d’Orosei. Peu d’îles de Méditerranée offrent cette densité d’ambiances. On a sélectionné pour vous nos 8 villes préférées pour un voyage en amoureux en Sardaigne.
⚡ L’essentiel à retenir, sans bullshit
- Cagliari, la capitale sarde pour mêler culture, couchers de soleil et plage de Poetto.
- Alghero, la vieille ville catalane idéale pour flâner et rayonner en voiture vers le nord.
- Cala Gonone, le village de départ pour les criques sauvages du golfe d’Orosei en bateau.
- Costa Smeralda, la côte glamour du nord-est à vivre en juin ou septembre sans la foule.
- Cala Goloritzé, la crique classée monument naturel, à réserver longtemps à l’avance.
Cagliari, la capitale qui se révèle au coucher du soleil
Cagliari s’apprivoise lentement. On arrive souvent par obligation, c’est le hub aérien du sud de la Sardaigne, et on repart avec le sentiment d’avoir trouvé quelque chose de rare. Une capitale qui ne joue pas la carte du tourisme de masse, où les amoureux peuvent flâner dans le quartier Castello sans se bousculer, dîner face aux flots dans le quartier Marina et regarder le soleil disparaître depuis un bastion. L’ambiance est douce, un peu confidentielle, très italienne.
Ce qu’on y vit à deux
Posez-vous au Bastion Saint-Remy en fin d’après-midi : le panorama sur la baie vire à l’orange et on ne bouge plus. Le Bastion de Santa Croce mérite une halte au retour, parfait pour découvrir les soirées romantiques après les couchers de soleil enflammés. Parcourez les ruelles du quartier Castello à pied, puis partez longer la plage de Poetto sur ses 10 km de littoral. Pour une escapade nature, le Parc de Molentargius et ses flamants roses est à deux pas, et la randonnée de la Sella del Diavolo offre une vue saisissante sur la baie.
Pourquoi on l’a sélectionnée
La ville est moins saturée que d’autres capitales d’Italie, ce qui lui donne une vraie intimité pour les vacances en couple. C’est aussi le point d’entrée naturel du sud de l’île, pratique pour ouvrir ou clore un voyage en Sardaigne sans perdre de temps. Elle convient parfaitement à un duo qui veut mêler activités culturelles, farniente sur les plages et vie locale sans courir après les spots. On conseille de réserver un petit hôtel dans le quartier Marina pour profiter du front de mer et de la vieille ville à pied.
Alghero, les remparts catalans face à la mer
Alghero est la seule ville de Sardaigne où les panneaux de rues s’affichent en deux langues : l’italien et le catalan. Héritage de la conquête aragonaise du XIVe siècle, cette singularité donne au centro storico une atmosphère qu’on ne trouve nulle part ailleurs sur l’île. Ni tout à fait italienne, ni tout à fait espagnole. Les remparts plongent directement dans les flots, les ruelles sont entièrement piétonnes, et les fins d’après-midi sur les bastions ont quelque chose d’irrésistible pour un duo amoureux qui veut partir en voyage loin du quotidien.
Ce qu’on y vit à deux
Le rituel du soir s’impose naturellement : verre de Torbato en main sur les remparts, face au soleil qui descend sur l’horizon. Le centro storico se parcourt à pied, entre ruelles aragonaises et restaurants de poisson en terrasse. Les activités ne manquent pas pour découvrir les environs : les Grottes de Neptune au cap Caccia valent le détour, que vous preniez la navette maritime depuis le port ou que vous descendiez l’escalier taillé dans la falaise. En été, l’Alguer Summer Festival (4 juillet, 27 août 2026) ajoute des concerts en plein air au programme.
Pourquoi on l’a sélectionnée
La ville est la base idéale pour un couple qui veut mêler flânerie romantique, gastronomie (homard à la Catalane, vins locaux) et plages à proximité comme le Lido San Giovanni. On conseille 3 à 4 nuits pour rayonner en voiture dans le nord-ouest de la Sardaigne, vers Porto Torres ou les petits villages de l’arrière-pays. La ZTL du centro storico fait le reste : garez la voiture à l’extérieur des remparts et oubliez-la. Ces vacances en Italie prennent une autre saveur quand on parcourt l’île à pied.
Bosa, les maisons pastel au bord du Temo
Bosa, on ne l’avait pas vue venir. On cherchait une étape entre Alghero et la côte ouest, et on a trouvé l’une des villes les plus attachantes de Sardaigne. Les maisons pastel s’empilent sur la colline au-dessus du fleuve Temo, le château de Serravalle veille sur tout ça, et en bas, la passeggiata du soir longe les quais. C’est le genre d’endroit où on décide de rester une journée de plus sans vraiment savoir pourquoi. Un petit bijou d’Italie à découvrir en voyage.
Ce qu’on y vit à deux
Montez au château de Serravalle : le panorama sur les toits pastel et l’horizon vaut à lui seul le détour. En redescendant, prenez le temps de longer le Temo, entre barques colorées et façades qui se reflètent dans l’eau. Les ruelles de la vieille ville se découvrent sans plan, au gré des escaliers et des courbes. En fin de journée, partir vers Bosa Marina offre une plage tranquille et des restaurants baignés dans une lumière dorée qui rend tout plus doux. Une journée suffit, mais deux se méritent.
Pourquoi on l’a sélectionnée
Bosa est l’étape idéale d’un circuit pour découvrir la côte ouest de la Sardaigne en vacances. Ce petit village au fil du Temo est l’un des rares à réunir fleuve, château médiéval et plages dans un rayon de quelques minutes à pied. Moins fréquentée que les grandes destinations du nord, elle offre une atmosphère authentiquement sarde, sans mise en scène touristique. On la conseille pour une journée ou une nuit, avec des activités à combiner entre Alghero et Oristano au sud : la route côtière entre les deux est l’une des plus belles de l’île.
Castelsardo, la forteresse médiévale au-dessus du golfe
Castelsardo se mérite. Il faut lever les yeux depuis la route côtière pour apercevoir la forteresse médiévale juchée sur son promontoire, les maisons serrées autour d’elle comme pour la protéger. En dessous, le golfe d’Asinara s’étire à perte de vue. On a eu le réflexe de s’arrêter « juste pour voir », et on est restés deux heures à grimper les ruelles, à souffler depuis les remparts, à regarder l’eau changer de couleur. Ce genre de halte, en voyage, ça ne s’oublie pas.
Ce qu’on y vit à deux
La montée à pied dans les ruelles et escaliers de la vieille ville mène jusqu’au Castello di Doria, dont le panorama sur le golfe d’Asinara est l’un des plus beaux de Sardaigne. Prenez le temps de marquer une pause à la cathédrale Sant’Antonio Abate, à mi-chemin : l’architecture et le calme du site valent l’arrêt. En bas du promontoire, le front de mer invite à un café ou un déjeuner face à l’eau, et une petite plage se trouve à deux pas pour souffler avant de reprendre la route. Castelsardo se visite en demi-journée, mais elle marque durablement.
Pourquoi on l’a sélectionnée
Castelsardo est le genre d’étape qu’on glisse dans un itinéraire en voiture sans trop y penser, et qui finit par être l’un des souvenirs les plus forts de vos vacances en Sardaigne. Partir découvrir ce petit bourg perché depuis Alghero ou Porto Torres prend moins d’une heure : idéal pour ceux qui aiment les villes médiévales et les panoramas sur le littoral. Les activités restent simples, loin des plages bondées d’Italie : c’est une escale culturelle et visuelle, où l’île montre une facette plus austère et plus belle.
Costa Smeralda, l’éclat du nord-est
La Costa Smeralda, c’est la Sardaigne dans sa version la plus lumineuse. Des rochers de granit rose qui plongent dans une eau turquoise, des anses qu’on dirait taillées pour une carte postale, et une atmosphère de dolce vita qui n’appartient qu’au nord-est de l’île. On n’est pas venus chercher la discrétion ici, on est venus pour l’éclat. Et on n’a pas été déçus. C’est beau, c’est assumé, et en juin ou en fin d’été, c’est presque serein.
Ce qu’on y vit à deux
Commencez par Porto Cervo : la promenade en bord d’eau y est faite pour flâner à deux, entre boutiques et terrasses face à l’horizon. Prenez ensuite la voiture pour rejoindre les anses de la zone, Cala di Volpe et Liscia Ruja méritent vraiment leur réputation, avec des étendues de sable et une eau qui justifient tous les clichés. Entre deux baignades, l’arrière-pays granitique de la Gallura offre un souffle différent, plus sauvage. On entre sur la Costa Smeralda par Olbia, hub pratique avec son aéroport et ses liaisons maritimes depuis la France.
Pourquoi on l’a sélectionnée
La Costa Smeralda est faite pour un duo qui veut le glamour méditerranéen sans s’en excuser. La concentration d’anses accessibles en voiture sur cette portion de l’île est remarquable, et l’eau y est parmi les plus photographiées de Méditerranée. On conseille de venir en juin ou à la fin de l’été : les rivages respirent, l’ambiance reste festive sans être saturée. En juillet-août, l’affluence est à son pic, à anticiper si vous choisissez cette période. Cette côte du nord-est de la Sardaigne est l’île dans toute sa générosité lumineuse.
Archipel de La Maddalena, les îles au large de Palau
Il y a des endroits qui font l’effet d’une parenthèse. L’Archipel de La Maddalena en est un. Depuis Palau, on prend la navette et on bascule dans un parc national protégé où l’eau prend des teintes qu’on croyait réservées aux Caraïbes. Les îles se succèdent, les anses s’ouvrent au détour d’un cap, et le bruit du monde s’efface. Pour deux personnes en Sardaigne, c’est l’une des journées les plus fortes qu’on puisse vivre.
Ce qu’on y vit à deux
La traversée depuis Palau rejoint l’île de La Maddalena en quelques minutes : on flâne dans le village, on longe le porto, on laisse le rythme ralentir. Mais le vrai programme, c’est l’excursion en voilier dans l’archipel. Les anses protégées s’enchaînent, les fonds sont transparents, et les arrêts baignade dans cette eau aux couleurs changeantes valent à eux seuls le détour. Prenez le temps de rejoindre l’île de Caprera, reliée par un pont, pour ses sentiers et la maison de Garibaldi.
Pourquoi on l’a sélectionnée
La Maddalena est le choix idéal pour un duo qui veut une journée en mer sans organiser une expédition. Les sorties en bateau depuis Palau sont bien rodées, et le cadre du parc national préserve des eaux d’une clarté rare dans cette partie de la Sardaigne. C’est aussi l’une des rares expériences de l’île où la nature fait tout le travail. On la recommande en juin ou à la fin de l’été : les côtes respirent, et l’eau est déjà parfaite.
Cala Gonone, le village des criques sauvages
Cala Gonone, c’est la Sardaigne dans sa version la plus brute. Un village discret au fond du golfe d’Orosei, des falaises de grès rouge qui plongent dans une eau turquoise, et des anses qu’on ne rejoint qu’en embarcation ou à pied. Ici, pas de côte aménagée à la manière d’une station balnéaire : juste la nature, le silence entre deux vagues, et ce sentiment rare d’avoir trouvé quelque chose que tout le monde cherche sans toujours savoir où regarder.
Ce qu’on y vit à deux
Cala Luna est le coup de cœur absolu : entourée d’une forêt de lauriers roses, classée parmi les plus belles étendues de sable de Méditerranée par SardegnaTurismo. Prenez le temps de rejoindre aussi Cala Mariolu et Cala Sisine, accessibles en embarcation ou à pied depuis Gonone. Les Grottes du Bue Marino, accessibles en randonnée guidée, abritent un lac salé souterrain et une forêt de stalactites à couper le souffle. Notre conseil : louer un semi-rigide avec skipper pour une journée privée dans le golfe d’Orosei, l’expérience la plus intime qu’on ait vécue sur cette côte.
Pourquoi on l’a sélectionnée
Cala Gonone est faite pour vous si vous voulez la crique sauvage, pas le glamour. L’esprit est rustique, la nature omniprésente, la vie nocturne quasi inexistante : c’est exactement ce qu’on cherchait dans cette partie de la Sardaigne. La meilleure saison va de juin à septembre, avec un avantage net pour les extrémités de cette fenêtre, quand l’eau est chaude et les anses encore respirables. En juillet-août, l’affluence est réelle : prévoyez vos excursions à l’avance pour ne pas rater les sites les plus recherchés du golfe.
Cala Goloritzé, la crique classée monument naturel
Cala Goloritzé n’est pas un endroit qu’on atteint par hasard. Il faut la mériter : 5,6 km à pied depuis le plateau de Golgo, environ deux heures de marche avec un dénivelé qui se rappelle à vous, ou une embarcation non motorisée depuis Cala Gonone ou Santa Maria Navarrese. Au bout, des galets blancs, une eau turquoise et une aiguille calcaire de plus de 140 mètres qui se dresse au-dessus de l’eau. Classée monument naturel depuis 1995. Ça se mérite, et ça se voit.
Ce qu’on y vit à deux
Le sentier depuis le plateau de Golgo traverse le Supramonte avant de basculer vers la mer : la randonnée elle-même est une expérience à part entière. En bas, les galets blancs, l’eau turquoise, l’aiguille calcaire qui domine tout. Les bateaux motorisés sont interdits depuis 2007 : le silence est réel. En fin d’été, on a compté une trentaine de personnes sur le site. En juillet-août, jusqu’à 250 : prévoyez votre accès trois à quatre semaines à l’avance, le quota journalier est vite atteint.
Pourquoi on l’a sélectionnée
Cala Goloritzé est la crique la plus spectaculaire de Sardaigne, et l’une des rares protégées par un statut de monument naturel. L’endroit n’offre rien de comparable à ce paysage de falaises calcaires tombant dans une eau accessible uniquement à pied ou par voilier. Pour un duo qui veut une journée hors du temps, la fin d’été est la meilleure saison : l’eau est encore chaude, le site respire. Pensez à bloquer votre créneau avant de partir, les modalités évoluent chaque année.
Ce qu’on se demande souvent avant de partir en Sardaigne en couple
Juin et septembre restent le meilleur compromis : la mer est chaude, les criques du golfe d’Orosei sont accessibles sans saturation, et les hôtels pratiquent des tarifs plus raisonnables qu’en juillet-août. Avril et mai conviennent pour les villes et les randonnées.
Oui, la voiture est indispensable pour accéder aux plus belles plages et criques de l’île. Les routes côtières sont étroites : un modèle compact est conseillé. C’est aussi ce qui rend le road trip romantique, avec la liberté de s’arrêter au hasard d’une crique.
Une semaine est un minimum pour combiner une ville historique, la côte nord et le golfe d’Orosei. Dix jours permettent d’ajouter Bosa, Castelsardo et une excursion à La Maddalena sans se sentir pressé. Moins de cinq jours, il faut choisir une seule zone.
Le golfe d’Orosei, avec Cala Gonone comme base, est la réponse évidente. Cala Luna, Cala Mariolu et Cala Goloritzé figurent parmi les plus belles criques de Méditerranée. L’accès se fait en bateau ou à pied, ce qui garantit une fréquentation bien plus faible qu’ailleurs.
Deux options : la randonnée de 5,6 km depuis le plateau de Golgo (environ deux heures, dénivelé important) ou un bateau non motorisé depuis Cala Gonone. Les bateaux motorisés sont interdits depuis 2007. En haute saison, la réservation en ligne est obligatoire, plusieurs semaines à l’avance.