Quand on a demandé à notre crew les restos à tester à Colmar, les DM ont explosé. Des réponses en rafale, des noms qui revenaient en boucle, et cette impression qu’il se passe vraiment quelque chose dans les assiettes ici. Pas juste de la choucroute figée ou du baeckeoffe à touriste. À Colmar, la cuisine bouge. Des chefs qui osent, des cartes qui twistent les classiques, et des vibes qui donnent envie de booker une table juste pour le kiff. On n’a pas (encore) tout goûté, mais après notre sondage maison et pas mal de recherches, voilà les adresses qui ressortent. Les meilleurs restaurants de Colmar, version Seulstwo. Ceux qui matche tradition, produit frais, et vrai moment à deux.
📄 l’antisèche pour couples pressés
🍽️ À Colmar, la cuisine traditionnelle se prend un vrai coup de frais.
👨🍳 Des chefs qui osent, des assiettes qui vibrent, des vibes bien pensées.
📍 L’Atelier du Peintre, JY’s, Bord’eau… chacun sa patte, chacun son moment.
💫 Gastronomique, bistrot ou terrasse romantique : toujours du goût, jamais de routine.
❤️🔥 6 adresses pour kiffer Colmar côté cuisine, sans bullshit ni folklore.
⭐ L’Atelier du Peintre – L’Alsace version haute précision
🪩 La vibe du lieu
Posé dans une vieille maison du centre de Colmar, ce resto a tout compris : du calme, du goût, de l’allure. À l’intérieur, pierres brutes, bois foncé, œuvres au mur… Le genre de décor qui pose le cadre sans en faire des caisses. Une étoile Michelin au compteur, mais zéro prétention. Ici, on vient pas pour briller. On vient pour savourer.
Le chef Loïc Lefèbvre trace sa route depuis 2009, en solo, après un passage chez les grands. Il connaît ses classiques, les tords doucement, et bosse au rythme des saisons. L’équipe est carrée, le service fluide, et l’énergie du lieu fait le reste. Vous êtes là pour un vrai moment. Pas un show. Pas une leçon. Juste un kiff bien orchestré.
🍽️ Dans l’assiette
Première info : c’est beau, mais pas froid. L’assiette a de l’élan, du détail, mais garde l’essentiel : le goût.
Entrée ? Foie gras rôti / fraise confite / radis noir : réconfort direct. Ou la fricassée de girolles, avec raviole de pomme de terre et citron. Une abonnée nous a DM : “J’ai fermé les yeux à la deuxième bouchée”. On valide.
Côté mer : lotte à la verveine, omble chevalier croûte de pain, homard laqué au bouillon sakura. On sent le geste, on sent le produit, on sent que c’est maîtrisé sans jamais être rigide.
Côté viande ? Du level aussi : lapin rôti, canette au vadouvan, bœuf d’Alsace twisté au gin. Une streetcred locale bien méritée.
Et les desserts ? Petits uppercuts sucrés. Le soufflé chocolat / tonka ou la pavlova framboise / riz au lait / géranium finissent le travail. Un duo nous a écrit “on a pas parlé pendant 10 minutes, c’était parfait”. On peut pas mieux dire.
Côté formats, y’a de quoi faire :
- Déj’ à 55 € (clean, efficace)
- Menu Galerie à 110 €, ou 135 € pour les épicuriens version grand soir
- Express à 80 € pour ceux qui veulent tester sans tout bloquer
Bref, une cuisine gastronomique, mais bienveillante. Tout est précis, mais rien n’est figé. Et franchement, ça fait du bien.
🪧 Ce qu’il faut savoir
📍 1 rue Schongauer, Colmar
🕰️ Mardi soir au samedi soir
🍷 Vins bio & biodynamiques
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⭐ Restaurant JY’s – Minimalisme dans l’assiette, grand moment à table
🪩 La vibe du lieu
Il y a des restos où l’on parle doucement dès qu’on entre. JY’s fait partie de ceux-là. Niché dans le très chic hôtel L’Esquisse, en bordure du parc du Champ de Mars, il aligne ses tables avec vue, sa lumière douce, sa bande-son jazzy et son élégance zen. La salle est grande, aérée, presque silencieuse. L’équipe est en place, le service précis, mais sans raideur. L’ambiance est claire : ici, on est là pour le plat, pas pour le décorum. On sent la rigueur, la maîtrise, le respect du moment. C’est minimaliste, mais pas froid. Chic, mais pas figé.
🍽️ Dans l’assiette
Jean-Yves Schillinger ne joue pas à suivre les tendances. Il trace son sillon avec une cuisine sincère, millimétrée, libre. Les produits frais sont là, choisis pour leur saison, leur vibration, leur potentiel. Dans ses assiettes : des mariages inattendus, des jus profonds, des textures qui se répondent. Chaque bouchée a son rôle.
Le poisson est souvent à l’honneur : sébaste rôti façon minestrone, sériole marinée au ponzu ou omble chevalier cuit tout doucement dans l’huile, servi avec une sauce coriandre-jalapeño qui reste longtemps en bouche. Même exigence côté viande, avec une volaille fermière twistée au satay ou un faux-filet de bœuf de Hida grillé sur riz croustillant.
Pour les becs sucrés, on garde le cap : pas de surcharge, mais des assiettes composées comme des tableaux. Rhubarbe en textures, soufflé d’amandes et mirabelles flambées, ou la fameuse pomme verte au caviar osciètre, élue Passion Dessert Michelin. C’est fin, c’est net, c’est juste.
Les menus s’adaptent à toutes les faims :
- Déjeuner 3 plats à 94 €
- Dégustation 6 ou 10 plats (198 € / 275 €)
- Option végétale
- ccords mets-vins pour chaque formule
Ici, tout est question d’équilibre. Rien de démonstratif. Juste une cuisine gastronomique, au cœur de Colmar, qui laisse parler le produit.
🪧 Ce qu’il faut savoir
📍 Parc du Champ de Mars, Colmar
🕰️ Mercredi au samedi, midi et soir
🌱 Menu végétal disponible
💻 instagram

🏨 À l’Échevin – Tradition alsacienne avec vue sur la Petite Venise
🪩 La vibe du lieu
À Colmar, il y a les restos avec terrasse, et ceux avec la Petite Venise en fond d’écran. À l’Échevin, c’est plein cadre. La salle est posée au bord de la Lauch, entre poutres apparentes et nappes bien tirées. Ambiance feutrée, service old school, lumière douce… Le genre d’adresse où vous chuchotez dès que vous entrez. Parfait pour les couples qui veulent appuyer sur pause sans faire genre. Il y a même une salle sous charpente, qu’on vous conseille de booker direct si dispo : vue romantique assurée.
🍽️ Dans l’assiette
Ici, pas de food porn ou de plats en 18 éléments. Juste une cuisine alsacienne qui se tient droit, avec un vrai sens du goût. En entrée, foie gras au torchon, chutney au Gewurz’, gambas marinées, ou tomate confite façon fleur de sureau. Le chef envoie des plats traditionnels, mais avec le petit twist qui va bien : quasi de veau en croûte de café, rouget farci à la Saint-Jacques, ou faux-filet fumé aux herbes du jardin.
On est sur des assiettes concrètes, équilibrées, bien ancrées dans la saison. Les sauces sont là, les jus réduits, les cuissons soignées. Et surtout, rien qui vienne masquer le produit. C’est la tradition version élégante, sans nostalgie ni folklore.
Côté desserts, on reste sur une vibe douce : fraises au sureau, pavlova pistache-choco, ou ce duo abricot-petit pois que vous n’avez pas vu venir… mais qui passe crème. Une abonnée nous a dit : “C’est le genre de resto où tu ne prends pas de photo, tu profites juste.” On a trouvé ça très Seulstwo.
🪧 Ce qu’il faut savoir
📍 4-6 place des Six-Montagnes-Noires, Colmar (quartier Petite Venise)
🕰️ Jeudi à lundi, midi et soir
🌱 Une option veggie est prévue
💻 instagram

⭐ Bord’eau – Twist contemporain et ambiance rive gauche
🪩 La vibe du lieu
Ici, on quitte les winstubs à nappe vichy pour un tout autre décor. Bord’eau, c’est la table bistronomique du chef Jean-Yves Schillinger, posée juste au bord de la Lauch, dans le quartier de la Petite Venise. Derrière la façade en trompe-l’œil, on découvre un lieu lumineux, design, bien ancré dans son époque. Terrasse l’été, pierres apparentes, bois clair, fauteuils confortables, et cette ambiance un peu rive gauche qu’on n’attendait pas à Colmar. Le genre d’endroit qui attire autant les locaux curieux que les couples de passage à la recherche d’un dîner qui change. L’équipe en salle mène ça avec chaleur, et le cadre invite autant à discuter qu’à savourer en silence.
🍽️ Dans l’assiette
La carte joue à fond la diversité maîtrisée. On peut taper dans la timbale de pâtes fraîches aux gambas, sauce curcuma-citronnelle, ou démarrer avec un œuf poché aux haricots beurre et petits pois, twisté de féta. Côté mer, le filet de daurade joue sur l’orange, le curcuma et les légumes rôtis, pendant que la truite saumonée s’offre une vinaigrette aux poireaux et beurre blanc citronné. Mention spéciale pour le filet de bar à partager, accompagné d’un riz thaï coco-safran et chutney mangue-gingembre.
Côté viande, c’est propre : suprême de volaille au tandoori, magret de canard au gin et citrons confits, ou faux-filet sauce diable et gnocchis aux herbes. L’assiette est généreuse, bien équilibrée, et toujours fidèle à l’esprit du lieu : ouverte, lisible, curieuse.
Et pour finir, des desserts sans fausse note : tarte fine aux pommes, baba au rhum et sorbet mangue, ou une tarte au citron destructurée qui a fait réagir plusieurs abonnés : “pas trop sucré, pas trop lourd, juste ce qu’il fallait”.
Menus de 54 € à 78 € selon la formule choisie. Une vraie escale créative dans la ville de Colmar.
🪧 Ce qu’il faut savoir
📍 17 rue de la Poissonnerie, Colmar
🕰️ Mardi soir au samedi, 12h-13h30 / 19h-21h30
🌱 Options végétariennes possibles

🧑🍳 Girardin – L’épure qui émeut
🪩 La vibe du lieu
Bienvenue dans un autre tempo. Chez Girardin, pas de décorum inutile, pas de chichi. Juste 18 couverts dans une salle comme suspendue : lumière blanche, murs lisses, orchidées sobres et silence feutré. Vous êtes au cœur de Colmar, mais l’ambiance vous isole du monde. Tout est pensé pour ralentir, pour reconnecter, pour que le moment prenne de la valeur. À deux, c’est presque un rituel : on chuchote, on observe, on savoure. Le personnel est présent sans être pressant, et le rythme du dîner s’installe doucement, comme une respiration longue et fluide.
🍽️ Dans l’assiette
Ici, pas de menu à la carte. Le chef Éric Girardin propose deux expériences : l’une gastronomique, l’autre végétale. Les deux en 5 ou 7 services. Pas de plats signatures figés. Chaque repas est une œuvre mouvante, dictée par la saison, l’inspiration et le produit.
Sur le menu “Sensitif”, on a croisé un presskopf en gelée, un petit épeautre en risotto de tomate, et un pigeon rôti au hibiscus et fruits rouges. C’est précis, élégant, inattendu. Le végétal, lui, envoie du lourd : pomme de terre en rosace à la truffe, oignon en textures, ou chou-fleur en panna cotta. Les sauces sont nettes, les cuissons millimétrées, les assiettes sobres mais pleines de sens. Un couple nous a écrit : “On a parlé moins que d’habitude, mais on s’est compris à chaque bouchée.”
Le repas se termine souvent par un dessert autour du chocolat et de l’orge, ou une quetsche twistée à la crème brûlée de foin. Les vins proposés suivent le même esprit : subtils, droits, pas là pour faire du bruit.
Menus entre 135 € et 155 €. Une adresse unique pour celles et ceux qui cherchent l’expérience plus que la démonstration.
🪧 Ce qu’il faut savoir
📍 19 rue des Têtes, cœur de Colmar
🕰️ Mardi au samedi, uniquement au dîner
🌱 Menu végétal disponible
💻 instagram

🍷 Lucas & Chris – La cave à manger qui joue avec les codes
🪩 La vibe du lieu
Bienvenue dans un bistrot qui ne rentre dans aucune case. À deux pas de la vieille ville de Colmar, Lucas & Chris mixe les styles comme d’autres mixent les vinyles. Banquettes en velours, cadres chinés, vinyles au mur, vaisselle dépareillée : tout est pensé pour casser la routine, pas pour faire joli sur Insta. L’ambiance est détendue, un peu foutraque mais tenue, avec une playlist qui enchaîne groove, jazz et sons électro. En salle, Chris est partout, sourire en poche et bouteilles sous le bras. Derrière les fourneaux, Lucas envoie des assiettes bien senties, toujours ancrées dans le marché du moment. C’est vivant, généreux, et surtout, ça donne envie de revenir.
🍽️ Dans l’assiette
La carte est courte, fraîche, et évolue tout le temps. Le midi, un menu à prix doux. Le soir, ça monte d’un cran. En entrée, œuf parfait, fondue de poireaux, jus de viande ; os à moelle persillé ; ou un artichaut vapeur façon grand-mère. Côté mer, un risotto safrané aux calamars, gambas et émulsion de homard, ou une linguine au homard entier, avec lamelles de truffes d’été. Les viandes sont bien exécutées : rognons de veau au guignolet, filet de bœuf sauce vin rouge, tartare coupé au couteau ou côte de veau rôtie et gnocchis maison.
Et les douceurs font le lien : crème brûlée pistache, carpaccio de pêche verveine, fondant choco-glace vanille. Une cuisine gourmande, lisible, généreuse, qui fait la part belle aux produits locaux. Le genre de lieu où vous mangez, vous buvez, vous discutez, vous riez. Une vraie table de copains pour un dîner en duo qui ne joue pas les cérémonies.
🪧 Ce qu’il faut savoir
📍 4 rue Saint-Guidon, Colmar
🕰️ Mardi à samedi, midi et soir
🍷 Belle sélection de vins naturels
💻 instagram
🙋♀️ FAQ : on répond à vos questions avant de booker
L’Atelier du Peintre, L’Échevin ou JY’s twistent les plats alsaciens avec finesse. Tradition oui, mais avec du style.
Oui, la plupart ont un site officiel avec la résa intégrée. Pensez à réserver votre table, surtout le vendredi ou le lundi soir.
Girardin pour l’épure, Bord’eau pour le cadre, Lucas & Chris pour l’énergie conviviale. Trois vibes, une même qualité.
Oui. Girardin propose un menu 100 % végétal. JY’s et Bord’eau ont aussi des options à base de produits frais de saison.
L’Échevin a une terrasse directe sur la Petite Venise. Bord’eau est situé au bord de la Lauch. Deux endroits parfaits pour un dîner à deux, en extérieur.